Coup de projecteur
Vaste opération de relevage des épaves dans la rade de Toulon
De fin février à fin avril 2025, les services de l'État, en collaboration avec la Métropole TPM et les communes de La Seyne-sur-Mer et de Saint-Mandrier-sur-Mer, organisent une vaste opération de relevage d'épaves dans la petite rade de Toulon. Une collaboration active qui contribue à la préservation de l’environnement et à la sécurité maritime. Au total, se sont 43 embarcations abandonnées qui seront retirées du plan d’eau, puis transférées vers une filière de déconstruction. Une bonne nouvelle !
Plusieurs carcasses d'embarcations, entreposées au quai d'armement du port de Toulon-La Seyne-Brégaillon, attendent patiemment leur transfert vers la filière de déconstruction. C'est devant ce triste spectacle, que l'ensemble des acteurs du territoire : le préfet du Var, le préfet maritime, le directeur de la DDTM, les maires de La Seyne-sur-Mer et de Saint-Mandrier-sur-Mer et vice-présidents de TPM ainsi que les entreprises de travaux maritimes, ont choisi de se réunir, le 28 février, pour une campagne de communication sur une importante opération de relevage des épaves.
En cours depuis la fin du mois de février, elle se tiendra jusqu’à la fin du mois d'avril dans la petite rade de Toulon.
L’objectif de ce plan de communication est d’informer les usagers de la rade, afin de :
- Faire cesser les atteintes à l'environnement marin et le préserver ;
- Rétablir la sécurité maritime et une coexistence apaisée des usages notamment en baie du Lazaret ;
- Sensibiliser le public sur cette problématique et souligner les bonnes pratiques qui devront prévaloir à l'avenir en matière de mouillage dans la petite rade de Toulon.
Bénéficiant du soutien financier du Fonds Vert, l'opération est coordonnée par la Direction Départementale des Territoires et de la Mer du Var (DDTM 83) agissant sous l'autorité de la Préfecture du Var et de la Préfecture maritime de la Méditerranée.
43 épaves relevées et 640 000 euros déboursés
Au total, ce sont 43 embarcations abandonnées préalablement identifiées et plus ou moins immergées qui seront retirées du plan d'eau.
Menée en totale synergie avec les collectivités locales et l’État, l'opération est rendue nécessaire par les risques environnementaux et sécuritaires qui pèsent sur le littoral.
D'autant plus qu'il existe une filière dédiée et facilement accessible qui assure la déconstruction et le recyclage de ces épaves. Elle est financée par une contribution prélevée par les différents acteurs du secteur du yachting et de la plaisance, permettant à l'Association Pour la Plaisance Ecoresponsable (APER) de prendre à sa charge les frais de déconstruction par les chantiers partenaires. Seul le transfert vers un site de recyclage reste à la charge du propriétaire. Le centre le plus proche se trouvant à La Crau.
Les propriétaires de bateaux peuvent, notamment, prendre une assurance contre l'échouage. Cela permet une intervention plus rapide et donc des risques de pollution moins importants.
La rade de Toulon, particulièrement exposée
La Rade de Toulon, reconnue pour sa beauté, est confrontée à la problématique des épaves de navires échoués.
Les conditions météorologiques, en particulier les vents d’est, peuvent provoquer le détachement de bateaux mal amarrés ou abandonnés, les poussant à s’échouer sur les rivages de la rade. Ces embarcations, laissées sans surveillance, deviennent alors des épaves qui polluent le littoral et représentent un danger pour la navigation. Elles écornent aussi l’esthétique des communes riveraines de Toulon, La Seyne-sur-Mer et Saint-Mandrier-sur-Mer.
TPM lutte contre ces épaves aux cotés de l’État et des communes
La Métropole TPM, à travers sa compétence de la gestion portuaire, a depuis plusieurs années entamé un processus de recensement des navires abandonnés et épaves dans les eaux mais aussi en dehors des ports dans les eaux placées sous la gestion de l’État. Ce recensement est partagé entre les acteurs publics maritimes et détaille la propriété du navire, son état administratif et l’avancement de la procédure d’enlèvement de l’épave.
Le propriétaire, lorsqu’il est identifié, se doit d’enlever ou de faire enlever par son assureur l’épave. L’État et la Métropole (dans les ports) ou les communes, se doivent d’intervenir en substitution des propriétaires peu scrupuleux, après des démarches administratives réglementaires, afin de répondre à un double enjeu économique et environnemental :
Environnemental
- Les navires abandonnés libèrent des substances toxiques, polluants et des déchets qui nuisent à la faune et à la flore marines. Leur enlèvement contribue à la préservation des écosystèmes marins fragiles.
- La décomposition des matériaux des épaves peut dégrader la qualité de l’eau, affectant les organismes marins et la santé des écosystèmes locaux. Retirer ces épaves aide à maintenir une eau propre et saine.
Économique
- La présence de navires abandonnés peut dissuader les touristes et affecter l’image de la rade. Restaurer la beauté naturelle de la région peut ainsi attirer davantage de visiteurs et dynamiser l’économie locale.
- La libération des espaces occupés par ces navires dans les ports permet de réattribuer une place.
Engagée dans cette double démarche la Métropole TPM a pu ainsi traiter au cours des 2 dernières années plus de quarante épaves de navires, allant des pointus historiques, aux voiliers jusqu’aux 16 mètres de longueurs, en passant par des vedettes motorisées et des navires de pêche ; pour un investissement de plus de 160 000 €.
En 2024, la municipalité de La Seyne-sur-Mer a également procédé à l’enlèvement de plusieurs voiliers échoués sur les rochers de la corniche Georges Pompidou.
Des outils ciblés par le partenariat
La Métropole TPM accueille avec enthousiasme ce partenariat avec l’État et plus particulièrement la DDTM83. Par ce partenariat approuvé en Conseil métropolitain le 14 octobre 2024, elle met gratuitement à disposition le Quai d’armement au profit de la Préfecture du Var.
L’ECO Organisme APER : par ailleurs et depuis 2019, la direction des Ports de la Métropole bénéficie de l’aide de l’Association qui prend en charge techniquement et financièrement la déconstruction des navires de plaisance de 2 à 24 mètres en accompagnant les demandeurs tout au long du processus de traitement.
Cette aide permet au propriétaire du navire ou à la Métropole de n’avoir plus à charge que le renflouement, si nécessaire, et le transport des navires vers un centre de traitement agréé.
L’ECO Organisme APER est financé au travers d’une éco-contribution obligatoire collectée sur chaque vente de bateaux neufs en France, et d’une quote-part prélevée sur la taxe annuelle des engins maritimes à usage personnel reversée par l'État.
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