Coup de projecteur
TPM et l'Etat main dans la main pour lutter contre la pauvreté
Le président de la Métropole et le Préfet du Var ont signé une convention relative à la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté, ce mercredi 18 novembre. Un pacte de solidarité qui se concrétise autour de trois thématiques : lutte contre la précarité alimentaire, insertion socio-professionnelle et logement. La Métropole devrait ainsi pouvoir bénéficier d’un soutien financier total de l’État sur la période 2020 à 2022 de 1 125 000 €.
Le 13 septembre 2018 s’est tenue la présentation par le gouvernement, du nouveau « plan pauvreté » de 8 milliards d’euros dont les objectifs sont : « garantir sur l’ensemble du territoire l’accès effectif de tous, aux droits fondamentaux dans les domaines de l’emploi, du logement, de la protection de la santé, de la justice, de l’éducation, de la formation, de la culture, de la protection de la famille et de l’enfance ».
Décliné dans un premier temps à l’échelle départementale, le gouvernement a souhaité étendre ce plan aux métropoles dans le cadre de leurs compétences, dans les domaines de l’habitat, de la solidarité (Fonds d’aide aux jeunes, Fonds de solidarité logement par exemple) et des Contrats de ville.
Signature du plan solidarité territoriale
Dans le cadre de la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté, l’État et la Métropole TPM se sont ainsi accordés autour de priorités communes traduites dans la convention d’appui à la lutte contre la pauvreté et d’accès à l’emploi signée par le préfet du Var et le président de TPM ce mercredi 18 novembre 2020 en Préfecture.
Pour rappel, dans le cadre de ses compétences en matière de politique de la ville, d’insertion, d’aides aux jeunes, de fonds de solidarité logement, de lutte contre la pauvreté, TPM met en place des actions de soutien auprès du secteur associatif et mène des actions en direction des publics les plus fragiles mais également des étudiants en situation précaire.
La signature de ce plan triennal permettra de donner encore plus d’ampleur et d’efficacité aux actions déjà engagées et notamment :
- L’insertion socio-professionnelle des publics en difficulté par la mise en place d'actions permettant un retour et un maintien dans l'emploi.
- La coordination des actions de sécurisation du parcours résidentiel (meilleure coordination des dispositifs existants pour les locataires et les propriétaires bailleurs).
- La lutte contre la précarité alimentaire des étudiants et publics vulnérables
En lien avec la Direction départementale de la Cohésion sociale, la Métropole a décidé de prioriser ces 3 axes d’intervention dans le plan de solidarité territoriale.
Lutte contre la précarité alimentaire
Depuis la loi dite « EGAlim » du 30 octobre 2018, la lutte contre la précarité alimentaire est définie à l’article L. 266-1 du Code de l’action sociale et des familles et constitue un dispositif de lutte contre la pauvreté et l’exclusion.
Elle « vise à favoriser l’accès à une alimentation sûre, diversifiée, de bonne qualité et en quantité suffisante aux personnes en situation de vulnérabilité économique ou sociale. »
La crise sanitaire a accentué la précarité (aggravation de la grande précarité, fragilisation des familles, accentuation de la précarité étudiante…) avec pour conséquence une augmentation des bénéficiaires de l’aide alimentaire dans un contexte de déstabilisation des acteurs de l’aide alimentaire sur le territoire (augmentation des bénéficiaires, manque de bénévoles, difficulté d’approvisionnement….).
Elle a démontré la nécessité de sécuriser et de structurer l’aide alimentaire sur le territoire.
Les actions prévues dans la convention d’appui à la lutte contre la pauvreté et de l’accès à l’emploi concourent à ces objectifs, à travers notamment le soutien de la banque alimentaire ou d’une étude menée par l’Union Diaconale du Var (UDV) destinée à mieux appréhender et répondre aux besoins des personnes précaires sur le territoire de TPM.
Sécurisation du parcours résidentiel
La Métropole et l’État ont également souhaité développer des actions sur la thématique du logement et de la sécurisation du parcours résidentiel, par la mise en œuvre via des partenaires (SOLIHA, l’ADIL) d’actions de type intermédiation locative et d’accompagnement socio-juridique des bailleurs et des locataires.
L’objectif est de capter dans le parc privé des logements destinés à des personnes précaires et de mettre en œuvre des mesures tant au bénéfice du bailleur que du locataire afin de sécuriser le bailleur (dans la perception des loyers notamment) et le locataire dans son parcours résidentiel (prévention des expulsions).
Insertion socio-professionnelle
Les actions financées dans ce cadre relèvent toutes d’un accompagnement renforcé ou de mises en place d’ateliers thématiques par des Services d’Insertion par l’Activité Economique (SIAE ) vers les salariés en contrat à durée déterminée d’insertion (CDDI) les plus précaires avec des problématiques multiples et notamment de logement.
Crise de la COVID 19 : un accélérateur de pauvreté
En effet, le nombre de personnes en situation de grande précarité ne cesse d’augmenter. Depuis le début de la crise, une nouvelle population constituée d’étudiants, d’intérimaires, d’artisans, de commerçants, d’auto entrepreneurs… a basculé dans la pauvreté.
Étudiant en situation de précarité
Rappelons que la Métropole compte plus de 15 000 étudiants dont 35% de boursiers. Il a pu être constaté sur l’année 2020 une augmentation de plus de 15% des demandes d’aides financières dans le cadre du Fonds d’aide aux jeunes (demandes d’urgences et aides mensuelles).
Les étudiants sont fortement touchés par la crise COVID-19 qui est venue aggraver une situation déjà critique.
La Métropole soutient plus que jamais les associations telles que la Banque alimentaire, l’Epicerie étudiants de La Garde, l’UDV qui dès le début de la crise se sont mises en ordre de marche pour traverser la crise sanitaire et renforcer la solidarité envers les plus démunis.
Aides financières supplémentaires accordées par TPM depuis la crise :
- 10 000 € de subvention à la Banque Alimentaire (en plus des 30 000 € au titre de la vie associative)
- 13 000 € à l’Epicerie Etudiants de la Garde pour augmenter l’accueil des étudiants
- 20 000 € à l’UDV pour déployer de nouvelles actions et notamment l’ouverture d’une épicerie solidaire sur Toulon (voir ci-dessus).
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